Il y a 500 ans naissait à Jouy le Cardinal de Pellevé. Commémoration de sa naissance qui aurait  due être au moins honoré par notre commune mais cela a du ne pas être jugé important et peu publicitaire. Au delà de la religion et de ses convictions, il reste une personne qui modestement à participer à l’histoire de France.

Il nous a laissé l’église actuelle qui est dans un style renaissance unique et ce qui reste du château. LECHOJOVACIEN retrace ici brièvement sa vie afin de commémorer le 500eme anniversaire de sa naissance.

Nicolás de Pellevé (Jouy, 18 octobre 1518 ; † Paris, 28 mars 1594) était archevêque, cardinal et homme politique français.

Il est né dans le château familial de Jouy-sous-Thelle , diocèse de Paris, le 18 octobre 1518. Il était le second fils de Charles de Pellevé, seigneur de Jouy, et de son épouse Hélène du Fay.

Il a termine ses études à l’ Université de Bourges, où il avait entrepris le droit et les écritures . Il était alors professeur public à cette université, devint ensuite avocat pour les enquêtes puis maître des requêtes à la cour française. Membre du Parlement de Paris, il devint membre du conseil privé du roi Henri II. Puis devint conseiller du département ecclésiastique, reçut le prieuré de Cornets, diocèse d’Avranches et devint plus tard abbé commendataire de Saint-Remi à Reims et abbé de Saint-Paul à Verdun.

Pris les ordres sacrés, reçu la tonsure cléricale à l’abbaye de Sts-Cornelius-et-Cyprien, dans le diocèse de Soissons. Il entra au service du cardinal de Lorraine-Guise, qui contribua à l’obtention de sa nomination comme évêque d’Amiens en 1552 par le roi Henri II. Cette même année, il obtient également la commanderie de l’abbaye de Saint-Corneille de Compiègne dans le même diocèse.

En 1559, il fut envoyé en Écosse avec d’autres médecins de la Sorbonne pour tenter de ramener le clergé écossais au catholicisme. La mission a également échoué en raison de l’intervention de la couronne anglaise qui a réussi à maintenir la région dans le luthéranisme.

En 1560, il fait construire le château de Liancourt (qui sera presque totalement détruit en 1830).

En 1562, en échange du diocèse d’Amiens, il obtient l’abbaye de Saint-Julien-des-Echelles, près de Tours , conservant en tout cas le titre d’évêque d’Amiens jusqu’au 18 mai 1564 . Il fut élevé archevêque de Sens le 16 décembre 1562. L’année suivante, il participa au Concile de Trente jusqu’à la conclusion des travaux. Ici, il s’est opposé aux tendances gallicanes de l’Église française. C’était alors à Orléans avec le cardinal Guise où se tenait l’assemblée du clergé, organisée pour examiner les décrets du concile de Trente.

Pie V le créa cardinal lors du consistoire du 17 mai 1570. À la mort de ceux-ci en 1572, il ne participa pas au conclave suivant qui vit l’élection du pape Grégoire XIII. Le 4 juillet de la même année, il reçoit le bonnet rouge avec le titre de saint Jean et de saint Paul. Il a été nommé préfet de la nouvelle congrégation des évêques et des réguliers. Il a ensuite opté pour le titre de Santa Prassede le 14 novembre 1584 . Il a participé au conclave de 1585 qui a élu Sixte V et celui de 1590 qui a élu Urban VII. La même année, il a également participé au conclave qui a élu Grégoire XIV.

Ses biens et revenus ont été confisqués en 1585 par Henry III lors de la construction de l’église puis redonnés mais elle ne fut pas achevée. Il avait invité quelques années avant un architecte italien afin de dessiner l’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Jouy-sous-Thelle où reposent plusieurs membres de sa famille.

En 1585, il devint l’un des membres les plus influents de la Ligue Catholique et il fut l’un des 25 cardinaux à signer la bulle de Sixte V, excommuniant Henri de Navarre. Le 10 mai 1591, il est nommé archevêque de Reims, tout en conservant la régence de l’ancien archidiocèse. Il prit officiellement possession du nouveau bureau le 4 octobre 1592.

Il vécut pendant vingt ans au sein de la curie romaine où il se fit remarquer par son ultramontanisme, desservant à Rome la politique du roi Henri III. Il soutint activement la Ligue et vint même à Paris en 1592 pour soutenir l’élection d’un nouveau roi de France.

 Il fut encore à Rome pour le conclave de 1591 qui élit le pape Innocent IX et de nouveau en 1592 pour l’élection de Clément VIII. Nommé abbé de Notre-Dame du Thoronet à Fréjus, en 1593, il devint plus tard chef du conseil de la ligue catholique et président du clergé dans les états généraux de la ligue convoqués cette année-là à Paris.Le cardinal de Pellevé arriva en très mauvaise santé, au moment même où le roi Henri IV, le 22 mars 1594, faisait son entrée dans la ville et lui garantissait sa protection et tous les soins nécessaires.

Malgré ces attentions, le cardinal est décédé le lundi 28 mars de la même année rue du Figuier, dans l’hôtel des archevêques de Sens. Son corps fut enterré dans l’église des Célestins à Paris son cœur lui fut enterré dans l’église de Jouy, En 1598, son corps fut transféré à Reims et enterré dans la cathédrale. La révolution, puis la première guerre mondial n’ont pas épargné la sépulture du cardinal. Ce n’est qu’en 1933 qu’il fut mis dans replacé dans l’actuelle qui est encore visible dans la cathédrale de Reims.