Jouy-sous-Thelle : Conseil municipal: La mairie refuse la pétition

Le conseil municipal a contesté le nombre de signatures recueillies mais le collectif «Salle des fêtes» ne veut pas baisser les bras et annonce que son action continue. La pétition sur la consultation des travaux de réhabilitation la salle socioculturelle a été jugée irrecevable.
Le bras de fer continue à Jouy-sous-Thelle autour de la réhabilitation de la salle socioculturelle.
Pour rappel, cette salle devenue obsolète nécessite 662 516 euros subventionnés à hauteur de 162 565 euros par la DGE, 267 872 euros provenant des fonds propres de la commune, 202 079 euros du département et 30 000 euros de la réserve parlementaire de Jean-François Mancel. Le problème, c’est que cette nouvelle salle ne pourra pas accueillir de manifestations nocturnes pour éviter de déranger les voisins. Une restriction qui entraîne une opposition de la part de certains habitants du village.
Pour se faire entendre, le collectif «Salle des fêtes»   avait mis en place une pétition, demandant la consultation de la population sur ce projet, qui a recueilli 201 signatures et qui a été remise à Hervé Lefèvre, maire de la commune, le 5 mars dernier.
Mise à l’ordre du jour du dernier conseil municipal du 26 mars, cette pétition n’a pas été prise en compte, la municipalité estimant que 82 signatures ne peuvent être retenues. N’atteignant pas les 20% des électeurs inscrits, la municipalité a jugé ce document irrecevable.
«On va continuer à se battre»
Bien évidemment, les membres du collectif. « Consulter la population sur un projet de cette importance, d’un coût très élevé, avec son impact financier pour la commune, quoi de plus normal» peut-on lire sur le site du collectif, (jouy-sous-thelle.org). «Nous ferons une démarche écrite auprès du Maire pour lui demander quelques précisions sur «le tri très sélectif» (avec des critères inventés et inventifs qu’il applique aux signataires de la pétition). Nous informerons parallèlement la préfecture. Notre action continue. Pour la faire aboutir, nous faisons appel à ceux que nous n’avons pas pris le temps de contacter pour signer la pétition».
source: L’observateur 22 avril 2010