En croisade pour le “collectif à tout prix”

Comment ont-ils eu l’indécence et le cynisme de proposer, sans ciller, ce projet d’assainissement portant l’eau à 10 € le m3, record national, alors que tant de familles ont du mal à « joindre les deux bouts »…Comment est-ce possible ? Sur quelle planète vivent-ils ?

Oui ! Sur quelle planète vivent ces 10 élus déconnectés des réalités, qui sont à mille lieux des problèmes et des préoccupations de leur population ! Ces croisés des temps modernes partent en pèlerinage, armés prêchés par on ne sait quel pape de l’assainissement, chargés de leurs certitudes et de leurs croyances, afin de conquérir ou défendre les lieux saints du “collectif à tout prix”.

A ce jour : où en sommes nous sur le projet d’assainissement collectif de nos 5 communes ?

- Un article du Parisien de l’Oise, du 20 juin 2012 :

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Le Parisien Oise

Dans cet article , le président du syndicat déclare :

«  Je n’ai pas attendu ces gens pour dire que 10 € le mètre cube, c’est trop cher ! » Ces gens ! Quels « gens » ? De vilains gens ?

Ben voyons, Monsieur du Président, si vos dires sont bien vos dires, cela veut dire…Euh…Cela veut dire quoi, au juste ? Que vous avez, au nom du syndicat, présenté (et défendu !) un projet…que vous trouviez trop cher ? Poussé par qui ?

Ne serais-ce pas, plutôt, que vous avez présenté un projet qui n’attendait que « Le silence des agneaux » pour être lancé ? N’est-ce pas ? Et au silence attendu, se sont des cris de rejet de ce projet qui se sont fait entendre.

- Dans la semaine du 20 au 25 juin, sur la radio Europe 1 a été diffusé un reportage concernant ce projet à l’eau la plus chère de France. (Article à compléter)

 

Et pendant ce temps, à Jouy sous Thelle, il était une fois…

Appel du 18 juin {JPEG}

- Un Maire épris d’histoire et de grandeur, qui (re)fait, à ses administrés, dans une lettre aux accents pathétiques, « l’Appel du 18 juin ». ils conjurent ses administrés, lui aussi,…à résister ; à l’ « aider à réussir ce projet ». Cet “Appel” désespéré marque le désarroi des Maires face au tollé provoqué par ce projet.

Notons cependant que cette lettre est signée du seul Maire, mais que le nom de Colette Allier y est associé.

- Colette Allier…Colette Allier…Ah oui ; ça y est…elle a déménagé et quitté Jouy sous Thelle depuis plus d ’1 an et demi ; elle a vendu sa maison et habite maintenant à plus de 600 Km ; elle ne paye plus de taxes d’habitation et foncière à Jouy ; elle n’est pas concerné par le prix de l’eau ; par conséquent, Mme Allier…vous ne trouvez pas un peu (beaucoup) singulier de cosigner (sans signer, et pour cause !) cette lettre ?

Dans cet Appel, « La solution d’avenir » prônée par le Maire, ne résiste pas aux arguments développés par l’ADUEC dans sa lettre ouverte. Voir ICI.

En somme, monsieur le Maire, dans votre simpliste lettre et néanmoins pathétique, l’assainissement collectif c’est mieux. Point. Et alors ?

- Pour labourer un champ, un tracteur au lieu d’un simple motoculteur, c’est mieux ! ; pour moissonner ce champ, une moissonneuse batteuse au lieu d’une faux, c’est mieux aussi ! Et oui. Mais le prix n’est pas le même. Et puis…Si le champ est petit, monsieur le Maire, un motoculteur et une faux sont plus adéquates.

Vous dites aussi que « Le syndicat d’assainissement travaille à obtenir un coût moins élevé de l’assainissement collectif.  » L’ADUEC dans sa lettre ouverte a répondu à cette supercherie :

De simples modifications dans les choix constructifs du projet actuel ne seront pas suffisantes pour empêcher d’obérer les cinq communes de la Vallée du Ru du Mesnil”.

En conclusion

- Le syndicat d’assainissement est englué dans son statut qui le lie à la SEULE solution du collectif à 5 communes. Et comme le dit encore l’ADUEC dans sa lettre ouverte :

S’il est coutume de dire que « l’union fait la force », dans ce cas précis elle est notre grande faiblesse : les communes de la Vallée du Ru du Mesnil sont trop éloignées les unes des autres pour mettre en place un assainissement collectif les reliant entre elles sans alourdir substantiellement la facture”.

Il faut lire la lettre ouverte de l’ ADUEC, remarquablement argumentée.

La pertinence des questions posées, les exemples mentionnés, la mise en évidence des approximations et des inexactitudes écrites ou prononcées par le syndicat, l’absence constatée de volonté d’étudier des solutions alternatives, mieux adaptées à nos communes, témoignent du travail sérieux réalisé par l’ ADUEC.

On attend toujours les réponses du syndicat, à la lettre.

Source: jouysousthelle.org